Notre projet pour l’école

Le 13 mars au soir, toutes les écoles ont été fermées pour un confinement sans précédent pour faire face à l’épidémie du covid 19.

  • Les enseignants ont dû s’adapter, en faisant preuve de beaucoup d’ingéniosité pour assurer la continuité pédagogique en distanciel.
  • Les parents se sont eux-aussi adaptés au mieux de leurs possibilités.
  • Les enfants ont de même subi un changement radical de leur rapport à l’école, à l’enseignant et au rôle de parents enseignants ou non.

Sachons le reconnaître et féliciter chacun dans son rôle devant cette situation exceptionnelle.

L’urgence : chaque élève doit retrouver son école au moins une fois avant la fin de l’année scolaire

Mais il est difficile pour des enfants de travailler durablement en dehors de la dynamique d’une classe d’âge. La classe leur manque, ils ont besoin de retrouver des liens sociaux et un espace pour partager des savoirs, confronter leurs idées pour accéder à une culture commune.  Et aujourd’hui,on constate un décrochage massif parmi des élèves et des difficultés pour les familles les plus fragiles comme les familles monoparentales (10% des familles sont en situation monoparentale à Besançon).

Après 2 mois de confinement scolaire, la réouverture a été assortie d’un protocole sanitaire drastique, probablement impératif afin d’essayer de rassurer tous les usagers de l’école et de mettre en œuvre des gestes barrières indispensables face à la pandémie certes décroissante mais toujours présente mi-mai.

La consigne impérative de 4 m2 par élève (soit 10 à 15 enfants maximum par salle) a rendu impossible l’accueil physique simultanément de tous les élèves.

A Besançon, devant cette situation, la décision a été prise d’ouvrir effectivement le 18 mai et par niveaux de classes.

Dans ce contexte déjà difficile, le gouvernement a provoqué la confusion des rôles et des responsabilités. En complète contradiction avec le protocole sanitaire exigé et sans assurance de la disponibilité des enseignants nécessaires, le ministre de l’éducation nationale, a annoncé l’accueil de TOUS les enfants dès le 2 juin, deux jours avant, provoquant la confusion des rôles et des responsabilités.

  • Les parents sont très désemparés devant cette situation, entre frustration, incompréhension et sentiment d’abandon. 
  • A côté des parents, les directeurs d’école et les collectivités sont épuisés par une série d’injonctions contradictoires, précipitées et subies.
  • Les agents des communes sont mis à contribution alors qu’ils sont de même face aux contradictions.

Nous sommes donc face à une impasse et cette situation ne doit pas perdurer.

Les dernières analyses et positions du comité scientifique ont évolué.

Nous demandons un assouplissement du cadre sanitaire mais pas seulement pour le temps périscolaire, les récréations ou le sport. 

Cette exigence rejoint celles des associations de parents d’élèves, d’élus et de cadres des services éducation des collectivités.

Nous souhaitons que chaque élève retrouve son école au moins une fois avant la fin de l’année scolaire, renoue avec son univers scolaire et que cela l’aide à se projeter dans sa prochaine rentrée scolaire.

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé jeudi la veille d’un conseil de défense, des mesures d’allègement, notamment sur la limite des 15 élèves. Nous nous en félicitons.

Dès lors que la règle des 4m2 serait suspendue, comme le réclame l’association des maires de France et des fédérations de parents d’élèves, Anne VIGNOT et Besançon par nature estiment que la ville doit pouvoir s’organiser, en lien avec le rectorat, pour accueillir dans les plus brefs délais l’ensemble des élèves.

Bien sûr, tous les autres gestes barrières doivent être maintenus (lavage des mains, circulation unique par classe…). Il reste 3 semaines d’école, dès lors que cette règle est supprimée, nous devons mettre à profit ces 3 semaines pour accueillir le plus largement possible les élèves de notre ville.

Chaque élève doit retrouver son école au moins une fois avant la fin de l’année scolaire.

Une rentrée incertaine mais qui doit être anticipée 

Au-delà de l’assouplissement du protocole sanitaire, les conditions de la rentrée 2020 sont préoccupantes et dès le 4 juillet, au lendemain de l’installation du conseil municipal, Anne Vignot en fait sa priorité.

Si le protocole restait strict en particulier sur les 4m2 ou si la situation sanitaire redevenait sous tension, la nouvelle équipe municipale proposera au recteur d’Académie :

  • Une alternance de l’accueil des enfants en classe sur une semaine.
  • L’autre semaine en classe « extra » serait alors à organiser comme un accueil hors scolaire par la collectivité avec les services de la ville et les partenaires associatifs de loisirs, sportifs, culturels et de quartier.

Toujours pour accueillir le plus largement possible les élèves de notre ville.

L’expérience belge de la « bulle de contact » nous semble pertinente à proposer, combinée à des horaires échelonnés ou des entrées distinctes : l’enfant est au sein de son groupe classe à condition que les groupes classes ne se croisent pas. Mais déjà au sein de leur propre classe, les enfants pourraient retrouver le plaisir d’apprendre ensemble, de développer des relations affectives et sociales, tout en maintenant les gestes barrières, l’hygiène des mains, mais en s’affranchissant des 4 m2…

Besançon par nature porte un projet « Besançon, ville éducative » 

L’enjeu est de favoriser la réussite éducative de tous les enfants, adultes de demain, et de lutter contre les inégalités. Une école pour tous qui combat les inégalités. L’école pour tous que souhaite l’équipe est une école qui accueille chacun dans le respect de sa singularité : elle est inclusive et mixte. Elle vise à apprendre le vivre ensemble, l’égalité entre filles et garçons et la reconnaissance mutuelle des enfants et des adultes.

Car si l’Éducation Nationale souhaite, pour cet accueil particulier à l’école, la mise en place d’un dispositif appelé « sport-santé-culture-civisme (2S2C) », il ne peut se faire dans la précipitation constatée dernièrement, sans concertation avec la ville et sans compter que le budget prévu alloué par l’Etat reste très insuffisant.

Les collectivités ne peuvent compenser la carence de l’État d’un point de vue financier et organisationnel. Cette externalisation de certaines activités inquiète aussi la FCPE, des associations d’éducation populaire, des syndicats et l’association des villes éducatrices. Ces organisations ont signé récemment un communiqué de presse.

Pour un projet éducatif partagé et piloté par l’Éducation nationale, les collectivités territoriales, et les associations d’Éducation populaire, culturelles et sportives.

  • Pour Besançon par nature, la Ville doit permettre un plus, un lien avec les structures extérieures (bibliothèque, musée, jardins,…) pour des parcours culturels ou interventions sportives complémentaires ou des nouveaux parcours d’éducation à la santé, à l’environnement, à la citoyenneté, au développement, à la sécurité routière, aux premiers secours, à la solidarité intergénérationnelle et internationale. 

Mais elle ne peut et doit en aucun cas se substituer à l’éducation nationale. Cela doit être un autre accueil pour permettre à chacun d’être dans son rôle.

Il est urgent de rétablir l’éducation, un service public national, sur notre territoire pour tous les enfants. Cette obligation faite à l’État fait partie de notre contrat social tandis qu‘aux collectivités est dévolue la responsabilité d’offrir aux enfants et aux enseignants un cadre propice aux apprentissages, c’est-à-dire d’assurer la rénovation et le fonctionnement des écoles (Besançon par nature prévoie une programmation sans précédent de rénovation d’écoles) et de  proposer aux parents une offre complémentaire périscolaire et extrascolaire.

  • L’équipe Besançon par nature souhaite développer un plan de qualité de l’accueil et des activités périscolaires qui passera par une lutte contre la précarisation des animateur·rice·s et une nouvelle offre de formations et spécialisations permettant des interventions complémentaires en lien avec les parcours éducatifs.

L’équipe Besançon par nature est favorable et engagée pour une réflexion sur l’école et le rythme de l’enfant entre le tempsfamilial, le temps scolaire, le temps périscolaire et le temps extrascolaire, bien au contraire.

Mais cette réflexion doit être globale, nationale et réalisée en concertation avec les collectivités plutôt que par communications intempestives et en méconnaissance totale du terrain !

  • Ensuite, localement, au plus proche des groupes scolaires, une organisation associant les délégués de parents d’élèves, les associations, etc. serait alors possible. Une nouvelle coordination éducation et familles proposée dans le programme de Besançon par nature y trouverait tout son sens, en sollicitant les intervenants déjà présents (référents périscolaires, directeurs accueil de loisirs, accompagnants à la scolarité, à la parentalité…).
  • C’est également le cas dans les propositions de soutien et de rencontres régulières avec les directeur·rice·s d’école, ou de mise en synergie avec les conseils éducatifs de territoire, réunissant plusieurs conseils d’écoles dans chaque quartier.

L’équipe Besançon par nature veut initier une école d’après, œuvrant à la réussite de tous les enfants, dans le cadre d’un projet éducatif global et prenant en compte l’ensemble des temps éducatifs de l’enfant.

C’est pourquoi il n’appartient pas aux collectivités de se substituer durablement à l’Éducation Nationale sur le temps scolaire. Un retour de tous les élèves auprès de leurs enseignants, véritables professionnels de l’École est attendu et réalisable.

Principales actions de notre programme

L’équipe Besançon par nature propose également :

Une école pour tous, tous mobilisés pour l’école

L’école doit s’ouvrir à l’éducation populaire, à la vie du quartier et à la ville. Comme « il faut tout un village pour élever un enfant », « il faut tout un quartier pour faire une école ». L’équipe souhaite faire évoluer le dispositif « parcours culturels » plébiscité par les enseignants pour en faire des parcours éducatifs étendus aux maternelles et aux autres temps (périscolaires et extrascolaires).

→ Nous veillerons, pour les temps périscolaires et extra-scolaires, sous la responsabilité de la commune, à la mise en œuvre de ces principes en mobilisant les acteurs éducatifs, sociaux, sportifs et culturels.

→ Nous déclinerons le projet éducatif de la ville par quartier en lien avec les projets d’école.

→ Nous conforterons le dispositif de classe-passerelle (petite enfance / maternelle dès 2 ans) et le programme de réussite éducative (PRE) (accompagnement des enfants en situation de fragilité) sera renforcé.

→ Nous porterons une attention particulière au harcèlement scolaire, en particulier via l’organisation de campagnes de préventions spécifiques.

→ Nous soutiendrons les maisons et comités de quartier dans leur soutien et l’accompagnement à la parentalité, en articulation avec les autres acteurs. Des cafés parents pourront être organisés ainsi que des conférences/ateliers animés par des spécialistes de l’enfance.

→ Nous proposerons l’accompagnement des familles dans la dématérialisation des inscriptions prévue en 2020 par la mise à disposition de moyens d’inscription par internet dans les maisons de quartier ou comités de quartier.

→ Nous ferons un état des lieux des outils informatiques nécessaires aux enseignants dans leur approche pédagogique des apprentissages.

Des espaces éducatifs rénovés et adaptés

Rénover nos écoles et créer de nouvelles places de crèches (multiplier par 3 le budget investi chaque année) L’équipe Besançon par nature souhaite accueillir les petits Bisontins, et leurs enseignants, dans des espaces éducatifs de qualité afin de favoriser les conditions d’apprentissage. L’équipe s’engage donc à tripler le budget d’investissement dans la rénovation des écoles et des crèches.

→ Nous mettrons en œuvre un programme de rénovation d’écoles sans précédent qui aura pour objectif :

  • L’accueil des enfants porteurs d’un handicap, conformément à la législation prévoyant l’inclusion des 80 % d’enfants concernés en 2022.
  • L’adaptation au changement climatique (rénovations énergétiques, pose de brise soleil, de stores, récupérateur d’eau, mise en place de murs végétaux). Nous mettrons également en place des oasis / îlots de fraicheur avec moins d’asphalte, plus de jardins et plus de biodiversité. → Les conditions « normales » de sécurité (interphones, visiophones…) et d’hygiène.
  • La création d’autres espaces éducatifs seront créés là où la place le permet (accueil parents, biodiversité, motricité, numérique, temps calme et temps libre…).
  • Une organisation de l’espace conçu de manière moins genrée.

→ Nous instaurerons un « Proxim’cité écoles » qui pourra aussi intervenir au plus vite pour les petites réparations. Des espaces éducatifs au fonctionnement écoresponsable et des enfants acteurs de la transition Parce que le fonctionnement, les actes et les gestes au quotidien doivent être en cohérence avec les enjeux planétaires et les valeurs défendues, l’équipe Besançon par nature souhaite qu’en 2026 toutes les écoles publiques bisontines soient labélisées éco-écoles.

→ Ainsi, nous encouragerons ou améliorerons la réduction des consommations énergétiques et le tri des déchets, l’utilisation rationnelle de l’énergie et de l’eau, le jardinage avec la récupération de l’eau de pluie, la préservation de la biodiversité (refuges LPO), les trajets domicile-école par pédibus ou vélo-bus.

→ Nous favoriserons les consultations des enfants et des parents sur ces projets (écodélégués, boites à idées…) pour qu’ils s’en emparent.

→ Nous redéfinirons la sécurité aux entrées / sorties des écoles et l’exposition aux bruits et aux pollutions (vitesse des véhicules sur la chaussée et stationnement…) pour chacune d’entre elles. Des espaces sans tabac y seront signalés.

→ Nous maintiendrons les dotations par enfant pour l’achat de fournitures, en privilégiant le matériel éco-responsable.

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